Le 10 janvier 2026, la Délégation générale du Souvenir Français de Haute-Garonne
a rendu hommage à René Betti, premier « Mort pour la France en Corée »

L’ARM31 qui s’est associée à cet hommage
était représentée par Mme. Geneviève PFIRRMANN (Trésorière),
Mr. Didier DUPUY (Secrétaire) et Mr. Georges LIVIERI (Porte-drapeau).

 

Drapeaux rene betti

 

 

Ci-dessous une page retraçant le parcours de René BETTI, rédigée et publiée par le Souvenir Français de Haute-Garonne.

Rene betti

Souvenir Français Haute-Garonne Délégation et Comité de Toulouse-Centre

 

LE HEROS OUBLIE

      René BETTI est mort il y a 75 ans à l’âge de 23 ans. Si sa vie s’arrêta brusquement stoppée par une balle le 10 janvier à Wonju il fut le premier mort de la guerre de Corée. Apprenti boulanger il vient d’avoir 16 ans et il sert la France comme combattant FFI à Toulouse puis en Haute-Vienne.

    Le 21 novembre 1944, Il n’a pas 17 ans quand avec quelques camarades il prend dans les environs de Belfort deux canons allemands, quatre mitrailleuses et fait seize prisonniers. Son fait d’armes et sa blessure seront récompensés par une croix de guerre.

      Il poursuit la guerre en entrant en Allemagne. Son affectation au 21e RIC lui permet de s’engager pour l’Indochine. Il vient d’avoir 18 ans, hospitalisé à Hué, il quitte l’hôpital pour porter secours à ses camarades encerclés. Blessé à nouveau, il reçoit une nouvelle croix de guerre en 1947, alors que sa section patrouille dans une rizière, il s’élance avec son groupe, neutralisant cinq ennemis qui venaient de monter une embuscade et sauve la vie de ses camarades. Une nouvelle croix de guerre vient illustrer cet exploit.

    Démobilisé, il rejoint Toulouse mais rapidement la nostalgie de l’action, la fraternité d’arme prennent le dessus et il décide de s’engager le 20 septembre 1950 dans le bataillon Français de Corée.

     Pour ce premier engagement pour la paix, l’ONU a décidé de la création d’une force internationale pour combattre les coréens du nord qui ont franchi le 38ème parallèle.

     Le 10 janvier 1951 la 1ère compagnie à laquelle il appartient défend Wonju charge à la baïonnette pour repousser l’ennemi. Il fait -40 °. Il faut déloger et repousser l’ennemi. Les culasses des armes sont gelées. René Betti contrattaque avec ses camarades dans ce qui demeure être la dernière charge à la baïonnette de l’armée Française. Une balle le frappe à la tête, au même moment à Toulouse, sa chienne Mirka, connue pour ne pas aboyer, hurle à la mort. Paris-Match dans son numéro 100 fait sa première page sur le héros. Ce 10 janvier, à l’heure de sa mort, des porte-drapeaux sont venus honorer en présence de Mme Georges, sa nièce, celui qui a donné sa vie pour la Paix dans un combat que l’on ne doit pas oublier.

Quatre Croix de guerre, la médaille des blessés et la Médaille militaire illustrent cette vie si courte mais si intense.

 

 

 

 

 

 

 

 

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